Ghislieri Choir and Consort © Elisa Bracco
Ghislieri Choir and Consort © Elisa Bracco
Chronique

Les 15 ans du Ghislieri choir & consort : un joyeux anniversaire au Concertgebouw

par Cinzia Rota | le 5 février 2018

L’ensemble italien Ghislieri choir & consort, sous la direction de Giulio Prandi, faisait ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam avec au programme Vivaldi, Jommelli et Pergolesi

 

Depuis plus d’une décennie, l’ensemble Ghislieri, né à l’intérieur du prestigieux Collegio Ghislieri de Pavia, se charge de changer le regard sur le répertoire sacré du XVIIIème siècle en faisant découvrir au public des œuvres moins connues de grand maîtres ou des compositeurs rarement programmés. On pense notamment à Baldassarre Galuppi, Niccolò Jommelli et Davide Perez, qui ont fait l’objet d’une série d’enregistrements chez Amadeus et Harmonia mundi.

En ce mois de janvier 2018, l’ensemble italien célèbre ses 15 ans avec la sortie d’un enregistrement de la Messe en ré majeur et du mottettone Dignas laudes de Pergolesi, ainsi qu’avec une tournée à Malte, Pavie et Amsterdam.

Pour ses débuts au prestigieux Concertgebouw d’Amsterdam, le concert a été programmé dans le cadre des Zaterdagmatinée, sous la direction artistique de Kees Vlaardingerbroek, et retransmises par Radio 4.

La matinée commence avec la Messe en ré majeur de Pergolesi, un véritable voyage spirituel, emmené avec grande précision et raffinement. La plongée musicale est telle que la tension reste constante aussi dans les silences séparant les différentes parties de la messe.
Parmi les solistes, on remarque la voix chaleureuse à la fragilité touchante de la soprano Sonia Tedla Chebreab, et le timbre étoffé et percutant du ténor Raffaele Giordani.

Ghislieri Choir and Consort © Elisa Bracco

Ghislieri Choir and Consort © Elisa Bracco

Composé en 1751 pour la basilique de San Pietro de Rome, le Miserere de Jommelli, ici joué par le chœur accompagné uniquement par les deux orgues, clôt cette première partie.
Surgissant en pianissimo, les quatre voix du chœur s’entremêlent petit à petit, déclamant les premières paroles, interrompues par une monodie, qui rythmera toute la pièce. De manière organique et convaincante, l’ensemble transcende cette œuvre dynamique et saisissante.

Même si parfois les défis techniques empêchent aux voix de s’épanouir (Dominus a destris tuis), le Dixit Dominus de Vivaldi termine en beauté le concert avec une marquante envolée de trompettes (Judicabit in nationibus) et un De torrente plein de douceur, interprété par Marta Redaelli, soprano au timbre moelleux et au legato soigné.

Après une standing ovation de la part d’une salle quasi-pleine, Giulio Prandi a offert en bis la première partie d’un autre Dixit Dominus, celui de Baldassarre Galuppi.

Pour ceux qui ont manqué ce concert, il est possible de le réécouter sur le site de radio 4, ou de retrouver le choeur au Concertgebouw le 24 mars, avec la Cappella Neapolitana, dans un programme comprenant le Stabat Mater de Domenico Scarlatti et La Passione secondo Giovanni de Gaetano Veneziano.




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